La Chinerie : le social digging en grande pompe !

La musique électronique ne s’est jamais aussi bien portée ! Portée par de nouveaux acteurs, les origines de la musique sont – enfin – mises en avant ! C’est aujourd’hui au tour du collectif La Chinerie que nous consacrons ces quelques lignes. Groupe de social digging (house, techno, rap…) déjà exporté dans quelques pays (Londres, Madrid), la Chinerie c’est aujourd’hui une plateforme web pour trouver des pépites en format vinyls, un label,  le tout accompagné par la création d’un festival…

Quentin aka Jean-Mi et Anthony aka G’boï ont répondu à nos quelques questions 🙂

– Qui êtes vous ? 
« Un babtou solide et un négro fragile, les deux initiateurs du projet la Chinerie qui a commencé par la création du groupe Chineurs de House en Septembre 2014. Nous sommes aussi coloc, bros, partners in crime, certains diront que nous sommes en couple mais ce n’est que calomnie. » 
– Qu’est ce qui vous a poussé à créer une plateforme de Recordshop ?
« On a créé le disquaire en ligne car ça faisait depuis un petit moment que nous en avions envie, puis ça permet de chiner de manière encore plus poussée, et ça c’est génial. Et ensuite on se disait que c’était un peu dommage que les personnes qui souhaitaient nous soutenir en achetant les disques de notre label en direct n’aient pas plus de choix. »
– Comment sont sélectionnés les vinyls dispo sur le e-shop ? Est-ce des rééditions ? Des EP de producteurs que vous compressez ?
« Deux aspects :
– Les disques neufs (REISSUE, REPRESS, OU NOUVEAUTES) qu’il suffit de checker auprès des distributeurs comme Chez Emile à Lyon ou Syncrophone à Paris.
– Les disques d’occasions par l’achat de lots auprès de particuliers qu’il faut souvent, nettoyer, trier etc.
Pour ce qui est de la sélection musicale, c’est une question d’ouverture d’esprit et de goûts. »
– Quand ont été créée la Chinerie et par la suite le label ?
« Du coup après la création des premiers groupes on a créé la Chinerie le 1er mars 2015, histoire de cadrer un peu le tout. Il y a maintenant beaucoup de gens sur le projet à nos côtés, à commencer par nos équipes d’administrateur qui oeuvrent tous les jours pour animer les groupes et s’assurer que tout se passe bien.
Certains s’occupent aussi du label avec nous, bref une bien belle équipe qu’on aime.
Et puis il y a aussi les démembrements locaux (Chineurs de Lyon, Paname, Rennes, Toulouse etc.) qui eux agissent en toute autonomie à échelle locale pour reproduire ce qui se passe sur nos groupes dans la vraie vie. A base d’apéros open platines, brocantes etc. »
– Que pensez vous de l’industrie musicale aujourd’hui ?
« Question bien large et puis c’est difficile pour nous de donner un avis sur ce qui se passe à la radio ou chez les majors car au final on ne sait pas, on est trop concentré sur ce qui se passe en dessous.
Mais ce qu’on peut observer d’un point absolument pas objectif dû au fait que l’on ne côtoie quasiment que des gens qui partagent à peu près les mêmes goûts que nous, c’est qu’il y a effectivement une sorte de retour au source, les gens aiment découvrir, ne sortent pas pour écouter ce qu’ils connaissent mais pour se prendre une claque et les acteurs du milieu (labels, promoteurs, clubs) se bougent énormément surtout à Paris, Lyon et aussi à Nantes.
Bref ce qui se passe est quand même globalement positif, en tout cas de notre point de vue. »

– Les évolutions de la Chinerie sur le long terme ?
« Racheter Universal, ouvrir un Pôle chez GL Events et concurrencer la FNAC.
Et pour de vrai, simplement continuer à se faire plaisir, découvrir du son et sortir plein de disques, organiser plein de soirées. On aimerait aussi se prendre un local, mais on a pas encore défini quelle plu value on souhaiterait lui apporter car on pas envie de se poser en concurrent sur le territoire de nos amis de Chez Emile (en plus c’est notre distributeur et il bosse cher bien), et oui Lyon c’est quand même mieux que Paris donc on reste (69 la trik). Du coup affaire à suivre, à voir quel concept on pourrait mettre en place. »
– Combiner tournées et gestion du site ce n’est pas trop compliqué ?
« Ça donne des mails à 3h04 un mercredi soir, haha
En vrai la gestion du site c’est pas grand chose, surtout que l’on a mis un peu standby le temps de faire la transition vers notre société mais toute l’organisation de soirées, festoches, groupes etc. (pour Jean Mi) et comptabilité, administration, label, disquaire etc (pour G’Boï) ça fait des journées très chargées entre le Lundi et Vendredi et des Dimanches en PLS, mais ça vaut le coup et puis quand on sera bien lancé on pourra se détendre un peu plus, manque plus que le big love et un jack russel (chacun) et on sera comblés. »
La Chinerie prends aujourd’hui une dimension plus importante. Forte de sa notoriété sur les réseaux sociaux, la Chinerie entame aujourd’hui une vaste campagne de financement collaboratif pour la création d’un festival : La Chinerie Festival 

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